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09.07.2006

MONDIAL DE BLOG: Italie - France à 20H00 sur TF1 et Eurosport (match n°64)

medium_CoupeItalie.6.jpgDernière rencontre comptant pour la première Coupe du Monde de blog, qui prendra fin demain soir à minuit. Avec un final en apothéose offert par l‘Italie et la France, deux équipes qui n’ont cessé de monter en puissance pendant un mois de compétition. Et dont les joueurs medium_CoupeFrance.5.jpgse connaissent par cœur pour avoir longtemps évolué ensemble, comme coéquipiers ou adversaires, au sein du championnat d’Italie. Quel maillot arborera ce soir une nouvelle étoile de champion du monde ? Suspense…

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Commentaires

Les enfants tristes de la patrie

Ce soir, les enfants de la patrie pleurent parce que l’étoile dorée qu’ils rêvaient de voir descendre sur leur poitrine s’est offerte à d’autres. Ils sont tristes par que les bilans, ils s’en moquent. La seule chose qui compte pour eux, c’est la joie qui accompagne le but, puis la victoire finale. Ce cri qui balaie tout sur son passage et qui justifie à lui seul toutes ces minutes d’attente inquiète.

Ce soir, ce cri est sorti dès la 7ème minute, après que Zidane a transformé un pénalty sifflé pour une faute légère sur Malouda. Une « Panenka », dont le capitaine des Bleus jugea sans doute qu’elle était la seule façon de tromper Buffon, meilleur gardien du tournoi, si ce n’est du monde. Le relâchement fut pourtant de courte durée car la domination italienne se concrétisa justement à la 19ème minute, par une tête victorieuse de Materazzi.

Ce soir, les enfants de la patrie sont tristes car leurs Bleus ont mené le jeu à partir de la seconde période, sans réussir à marquer. Loin de parvenir à augmenter leur capital, les joueurs de l’Equipe de France l’ont vu se réduire sous leurs yeux. Ce fut la blessure de Vieira, qui eut un impact physique évident sur le jeu des Français. Ce fut ensuite ce pour quoi cette défaite laisse un sale goût dans la bouche.

Ce soir, par ce coup de tête dans la poitrine de Materazzi, c’est nos cœurs que Zidane a fait exploser. Hors de tout contexte verbal, le ralenti diffusé était si choquant que beaucoup ont cru qu’il s’agissait d’un cauchemar. Sous nos yeux, un dieu redevenait un homme faible, ce qui lui arriva hélas trop souvent dans sa carrière. Nous ne saurons sans doute jamais ce que ceux deux-là se sont dit. Mais rien ne justifiera jamais ce geste si déplacé, qui fut le tournant psychologique du match.

Ce soir, les enfants pleurent avec Thuram, qui fut une nouvelle fois exemplaire. Ils pleurent avec Trezeguet, dont il devait être écrit que ce ne serait pas sa Coupe du Monde. Ils pleurent avec Vieira, qui est allé jusqu’à la limite de ce que son corps pouvait accepter. Les enfants pleurent avec Zizou, qui a gâché sa sortie et un peu durci leurs rêves.

Ce soir, les enfants de la patrie sont tristes et n’ont pas le cœur à penser aux futures revanches, aux lendemains qui rechanteront. Ils ne pensent pas à ce mois de septembre, si proche, où l’Italie retrouvera la France, sans Zidane, sans Thuram, sans Makelele et peut-être quelques autres. Ils ne pensent pas, ils pleurent. Au revoir, les enfants.

Ecrit par : Turquois | 10.07.2006

Lilian Thuram avait prévenu, il ne faut pas que la soirée se termine en cauchemar. Lilian Thuram en a pleuré toutes les larmes de son corps. Hier soir Lilian Thuram a montré au monde entier qui il était. Lui qui ne voulait pas revenir en équipe de France a joué une coupe du monde de feu pour la perdre en finale face à l'Italie. Destin tragique.

L'italie de Puma a gagné. La panthère italienne a été plus féroce, plus méchante, plus réaliste, plus provocante. Alors certains diront ce matin qu'il vaut mieux perdre avec style et panache. Mais seule la victoire est belle. Et dans 20 ans, cette finale ne sera plus q'une histoire de statistiques et de coup de boule. L'esthètisme des français a trouvé ses limites. On en peut pas toujours faire rasseoir les italiens sur leur banc de touche.

L'italie a gagné. Pourtant il y a moins de 2 mois, certains tifosi réclamaient tout honteux à ce que Marcello Lippi démissionne. L'italie ne voulait pas participer à cette coupe du monde. Elle ne le méritait pas. Destin tragique d'une squaddra qui s'est mise à nu qui s'est regroupé derrière le scandale des matchs arrangés. L'italie a souffert pour Pessoto, elle a souffert pour redonner aux italiens un sentiment de fierté. Tous les 12 ans, ils vont en finale, une fois sur deux ils gagnent. Les italiens sont 4 étoiles. Ils viennent hier soir d'affirmer leur domination sur le football européen.

Zidane a joué en italie, il y a apris la culture de la gagne, il y a appris la nervosité et l'humanité. Zidane est un homme. Il l'a montré hier soir. C'était Docteur Zinedine , Mister Zidane. Un panenka, un coup de tête presque décisif, un autre sanguin. Qu'a dit Marco Materrazzi? Selon le Guardian, il aurait traité Zizou de terroriste. Mais aujourd'hui qui est le terroriste du foot? Celui qui en rajoute pour faire expulser Zizou, la FIFA qui pour la première fois se sert de la vidéo pour arbitrer, ou Zidane trop faible dans sa tête. Un peu des 3 sûrement. Zinedine s'est forgé un final digne d'une tragédie grecque. les italiens doivent parler de comédie.

Les italiens doivent imaginer les usines Adidas qui annulent en catastrophe la fabrication du maillot à deux étoiles. Les italiens doivent imaginer les beaux mâles de la squadra en train de sauter dans les vestiaires en boxer dolce gabbana.

Ecrit par : pierre | 10.07.2006

Ils vont être nombreux les journalistes à vouloir dresser le portrait de Zinedine Zidane et des bleus. Ils vont trouver des excuses au numéro 10, parce qu'il est beau, parce qu'il est géni, parce que le blei lui allait si bien. Mais Zidane est-il vraiment pardonnable?

Durant sa carrière Zidane a reçu 14 cartons rouges. Dès ses débuts à Bordeaux il a montré qu'il était aussi sanguin que la couleur de son maillot en assénant une droite à Marcel Dessailly lors d'un match de "division1". Plus tard sous le maillot de la juve, il décoche un coup de boule qui lui vaut 5 matchs de suspension et lui coûte surement le ballon d'or en 2000.

Bien sûr, il y a les roulettes, les buts venus d'ailleurs, les pubs pour Dior. Mais cette équipe de France est-elle si exemplaire? Lorsque Fabien Barthez ne se rend pas sur la place de la concorde, est-ce pour des problèmes familiaux ou parce qu'il déteste Jean-François Lamour qui l'a enfoncé dans l'affaire du crachat? En équipe de France, il y a aussi des mauvais garçons, rancuniers, colériques. Les génies ont toujours leur part d'ombre.

En Italie par exemple, les parts d'ombres sont immenses. Fabio Cannavaro l'homme qui a soulevé la coupe du monde dimanche soir a été vu sur les télés du monde entier, le sourire aux lèvres et la perfusion au bras. Marcello Lippi a trempé dans les affaires de dopage et de matchs arrangés de la Juve. Marco Materrazzi est connu pour ses agressions en série A. Il y a plein de mauvais garçons dans le foot. eut-être qparce que les bad boys on beaucoup de classe. Même Beckham en 1998 a agressé Diego Simeone lors d'un Angleterre-argentine brûlant. Plus tard Totti a craché sur Poulsen lors de l'euro 2004. Aujourd'hui il a du oublier cet épisode. Il est champion du monde.

Ecrit par : pierre | 11.07.2006

ModeSport.com a décidé de vous épargner du DVD des plus beaux buts de la coupe du monde. Exit également le documentaire intimiste sur les vestiaires. Aux oubliettes, la rétro poétique et décalée de Stade 2. Mais il faut bien dresser un bilan de cette compétition.

Tout d'abord, malgré la victoire finale de Puma, c'est bien Adidas qui a gagné. 500 000 maillots blancs des bleus ont été vendus. Au total la firme aux 3 bandes a écoulé plus de 3 millions de tuniques pendant cette coupe du monde. Le ballon doré de la finale en a épaté plus d'un. Certes Adidas part avec un avantage: La marque est plus liée à la FIFA que d'autres équiementiers.

Pour Nike, la défaite est cruelle et sans appel. Si l'équipementier a remporté le match du web grâce à la magnifique campagne Joga TV. Sur le terrain, c'est une désillusion. Pas une équipe en finale. Le ballon censé concurrencer celui d'Adidas est apparu et a disparu début mai des terrains de football, pour cause d'illusion d'optique. La marque à la virgule a tout de même marquer des points sur le terrain du style.

De son côté, Puma est la révélation ou la confirmation du mondial. Le Ribery des équipementiers. Puma court là où d'autres n'osent plus. La panthère a conquis l'Afrique et l'Italie que tout le monde semblait abandonné. La panthère a également atrrapé le roi pelé et laissé sa griffe sur les encarts publicitaires du monde entier.

Un mois après le début des hostilités, on se souviendra du jaune flashy des arbitres, qui auraient parfois du se faire plus discrets. On se rapellera des brassards de capitaine parfois trop serré pour être assumer pleinement. On n'oubliera pas les poignets en mousse des 23 bleus. Autre image forte, le maillot blanc des Pays-Bas. Trop classe pour une équipe jeune et parfois mauvaise. Enfin, ce costard de la fédération française restera dans les annales. Nos bleus l'ont si bien porté. Dans la préparation, dans la zone mixte, dans la victoire et dans la défaite. Merci les bleus.

Ecrit par : pierre | 11.07.2006

Quel match c'était !

Ecrit par : Lino Saputo | 05.05.2008

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